18 /06 / 2019

Affrontons l’urgence climatique !

Le Conseil de développement Loire Angers propose 50 pistes d’actions pour réduire localement les émissions de gaz à effet de serre et les émissions de polluants. Il invite élus, habitants, acteurs publics et privés à agir rapidement pour adapter le territoire et nos modes de vie aux conséquences du changement climatique.

Au printemps 2018, le Pôle métropolitain Loire Angers demandait à sa nouvelle instance de démocratie participative de participer à la définition d’une stratégie commune de lutte contre le réchauffement climatique à l’échelle de la Communauté urbaine Angers Loire Métropole et des communautés de communes Anjou Loir et Sarthe et Loire Layon Aubance.

Pendant plus d’une année, une quarantaine de ses membres sont mobilisés pour participer à l’écriture, aux côtés des élus d’Angers Loire Métropole et des Communautés de communes Anjou Loir et Sarthe et Loire Layon Aubance, d’une stratégie et d’un Plan d’actions communs pour le climat – le Plan Climat Air Energie Territorial.

Le Conseil de développement Loire Angers fait aujourd’hui paraître deux contributions sur le sujet : un avis sur les orientations stratégiques envisagées par les élus et une contribution au programme d’actions.

50 actions ambitieuses pour le territoire

Le Conseil de développement propose de mettre en œuvre 50 actions, ambitieuses mais réalistes : beaucoup de solutions existent, sont connues et en partie déjà mises en œuvre ici ou ailleurs. De nombreux acteurs locaux publics et privés ont modifié certaines de leurs pratiques ces 10 dernières années. D’autres, moins nombreux, se sont véritablement engagés à changer de braquet. Mais ces changements ne suffiront pas à éviter les conséquences humaines, environnementales et économiques prévues par les scientifiques et économistes.

Un portage politique du PCAET à affirmer

Le Conseil de développement souhaite aujourd’hui insister sur l’urgence qu’il y a pour les trois Communautés urbaine et de communes à décider des moyens humains et financiers à mobiliser pour massifier le passage à l’action, déclencher et accompagner les changements de pratiques individuelles et collectives, à revoir les priorités et redéployer les moyens, le temps qu’il le faudra. Ces moyens devront être mobilisés dès 2020 et le plus souvent possibles mutualisés.

Deux domaines d'intervention prioritaires

Il invite les élus à intervenir en priorité dans deux domaines :

  • l’aménagement du territoire :

Réduire drastiquement les émissions de GES passera inévitablement par la réduction des déplacements routiers, tristes champions des émissions de GES, de la pollution de l’air et premiers consommateurs d’énergie sur le territoire. La solution pour y parvenir est d’aménager le territoire pour réduire les besoins de déplacements individuels et permettre d’organiser une offre efficace et attractive de modes de déplacement alternatifs à la voiture individuelle.

  • la préservation du foncier agricole :

Destiné à l’alimentation et au stockage de carbone, le foncier agricole doit devenir une priorité incontournable car il permet de s’adapter aux changements climatiques et de limiter les effets des fortes chaleurs notamment sur la santé et l’alimentation – que subiront en premier les plus fragiles.


Article actualisé le 18 juin 2019
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